Jean Luc Godard "J’ai fait plutôt des films, comme deux ou trois musiciens de jazz : on se donne un thème, on joue et puis ça s’organise."

Jean Luc Godard est un cinéaste français chef de file de la Nouvelle Vague. Ce courant cinématographique est le miroir de son époque : les trente glorieuses, les révoltes étudiantes, la guerre d’Algérie, le Mouvement de libération des femmes.

Selon wikipedia :
« Les films de la nouvelle vague sont aussi caractérisés par leurs héros. Une étude menée sur 18 films de la nouvelle vague montre que les héros sont jeunes et contemporains. Ce sont des gens ordinaires qui ne s’occupent que de leurs affaires personnelles. Ils sont en quête d’indépendance. Ils sont souvent oisifs, n’ont pas peur d’enfreindre la loi (par exemple Michel Poincard qui tue un policier dans À bout de souffle), sont indifférents à la société et à la famille et sont en quête d’amour »

Toujours selon wikipedia, dans les films de Godard « il n’y a pas forcément de scénario, ni de dialogues préétablis, mais une suite de collages, de notes éparses assemblées suivant des liens plastiques et sonores. »

Il utilise aussi des mises en abîme en mettant en scène des tournages de cinéma, des caméras, des personnages qui vont au cinéma ou s’adressent même directement au spectateur (comme dans les premières minutes de À bout de souffle). Il fait très souvent référence à d’autres réalisateurs, en allant même les mettre en scène dans leur propre rôle (comme c’est le cas de Fritz Lang dans Le Mépris).

Pour l’improvisation, il sera nécessaire de reproduire la façon de s’exprimer de ses personnages, ainsi que le style de ses scènes, principalement basées sur les dialogues et avec peu d’action (en dehors des changements de scènes parfois rapide qu’il sera assez difficile de reproduire). Un peu à la façon de Frédérico Fellini, l’histoire n’est pas faite pour tenir en haleine, mais plutôt donner envie d’en savoir plus sur les personnages, d’en voir plus, avec une forme de voyeurisme comme lorsqu’on assiste à la longue scène de couple entre Bardot (Camille) et Piccoli (Paul) dans leur appartement.

Pour reproduire de style des scènes des films de Godard, on pourra s’inspirer de Pierrot le fou, dont il est le scénariste et le réalisateur :

Jean Luc Godard "J’ai fait plutôt des films, comme deux ou trois musiciens de jazz : on se donne un thème, on joue et puis ça s’organise."